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Emile Tissot Médaille d'Honneur de la Ville

SAINT-ANDRÉ-LES-VERGERS
Vingt ans de reportages à la bibliothèque
Jusqu'au 26 octobre, le voyageur Emile Tissot expose à la bibliothèque une sélection de clichés de ses séjours en Asie et en Afrique

Après le texte, les images : auteur d'un ouvrage, autobiographique, paru en mai dernier et racontant sous le titre Métis déraciné son itinéraire entre l'ancien protectorat d'Annam (devenu le Viêt-nam), l'Algérie et la France, et finalement la rue Médéric à Saint-André, Emile Tissot expose à la bibliothèque, en octobre, une sélection de clichés — 155 exactement — témoignant des nombreux voyages qu'il a entrepris au fil des années dans dans les pays d'Asie et d'Afrique.

Rencontrer les autres
Dans son récit, l'auteur relate, non sans émotion, comment le tout jeune adolescent désargenté a pu, avec la totale confiance d'un commerçant de Dalat, se retrouver avec en mains, et en prêt, l'appareil photo le plus cher de la vitrine (en l'occurrence un "photax"); à charge pour lui de réussir les clichés des promeneurs fortunés rencontrés dans les rues de la ville. Depuis, l'expérience de la photographie et même du cinéma, avec une caméra de douze kilos, avec les batteries de rechange, sur l'épaule dans la fournaise des déserts, est pour lui un sésame permettant d'aller à la rencontre des autres. Dans son viseur, le secret des modes de vie et des rituels et même, avec les portraits, l'intime qui se dissimule, plus ou moins, derrière les traits de chaque visage.

Médaille d'honneur de la ville
Lors du vernissage de l'exposition, samedi après-midi, le grand voyageur qu'est Emile Tissot a expliqué aux visiteurs venus en nombre son intention et, osons le mot, son objectif sous-tendant sa quête photographique : le pari de l'amitié et de l'amour devant contribuer à la paix dans le monde. Le maire Alain Balland a défendu l'idée que si Emile Tissot se sentait, dans son parcours aventureux d'enfant, d'adolescent et de jeune adulte comme un métis déraciné, son insertion dans la cité depuis la fin des années soixante lui donnait le statut d'un Dryat bien enraciné justifiant pleinement la remise de la médaille d'honneur de la ville.

Jean-François DENIZOT

Tissot Dialogue avec ses lecteurs



Dans le cadre des Rendez-vous d'auteurs, la bibliothèque a favorisé la rencontre entre Emile Tissot et les lecteurs de son livre, une émouvante autobiographie. Une bonne trentaine d'auditeurs se sont intéressés à la genèse de cette écriture.
Toute vie est singulière, mais il est des destins qui, de par les circonstances, dessinent des trajectoires sinueuses. De l'Extrême-Orient qui l'a vu naître au milieu des année 30 à notre département et plus particulièrement Saint-André où il s'est installé en 1966 après un long séjour de soldat en Algérie, dans les montagnes de Petite Kabylie, Emile Tissot a connu la vie des jeunes Eurasiens, enfants nés de pères militaires français en mission, forcément passagère, et de mères indochinoises.
Dans un livre intitulé "Méris déraciné", publié en mai dernier et réédité en septembre, il sait fait le porte parole de ces jeunes gens en quête d'identité, brinquebalés entre deux cultures et de ce fait souvent en décalage dans leur milieu de vie. Le regret de ne pas avoir de famille, jusqu'à la jalousie envers ses camarades de front qui recevaient du courrier envoyé par des proches, puis son retour en France, la recherche de son père, traversent le récit.
À la bibliothèque, deux compagnons d'armes prêtaient main forte à l'intervenant pour étayer le témoignage, le camarade de l'école des enfants de troupe de Dalat Paul Nick, venu spécialement d'Agen avec son épouse Rosy, et l'Aubois Jacques Maron.
Belle surprise au cours de l'échange, et nouveau chapitre à ranger dans le grand livre de ses souvenirs, Emile Tissot, plus qu'ému, a remis son livre dédicacé à Bernard Lutet, ancien journaliste à Libération Champagne. Grâce à un article paru, sous sa plume, le 12 décembre 1962, l'orphelin a pu retrouver, avec un scénario digne des romans les plus inventifs, la piste de sa famille paternelle, à savoir sa grand-tante Alice installée à Sens.

Jean-François DENIZOT


Regardez l'album photos : Asie, Afrique.

Emile Tissot connaît ces pays ; cet album photos nous permet de voir avec ses yeux, les témoignages de ses voyages et de son histoire personnelle afin de mieux connaître Emile Tissot et son parcours.

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Commentaires

30.10 | 01:23

J'y suis allé en 2010 avec mes fils Il n'existe plus rien de l'époque. Belle école moderne sur les hauteurs de Dalat

...
10.09 | 00:33

Le site de l'ancienne Ecole d'Enfants de Troupe de Dalat est dans l'Université de Dalat "Truong Dai Hoc Da Lat" — Voir page E.E.T.D : http://www.amicale-aet-dal

...
26.08 | 08:13

Bonjour,
Je suis la petite fille de Jean Kazandjian et j'aimerais me rendre à l'école de Dalat si elle existe encore mais je ne vois aucune adresse.
Merci

...
17.07 | 09:21

Arsène, on était dans la même chambre
comment t'oublier!!!

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